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Vous connaissiez le chasseur de tête qui recrute pour les entreprises, le coach en séduction, les agences matrimoniales… Mais un nouveau métier qui mélange les genres est apparu depuis un certain temps : le chasseur de tête amoureuse. Son objectif ? Trouver l’âme sœur de ses clients en appliquant des méthodes professionnelles de recrutement.

Fabiano Minciotti a créé en 2012 un cabinet de chasse de têtes amoureuses :  Alexander Bale. Il travaillait auparavant dans le recrutement comme chasseur de tête pour les entreprises. Il a décidé de mettre à profit ses compétences pour l’adapter à la rencontre amoureuse.

En effet, les sites de rencontres font de moins en moins recette et la société est en train de revenir aux bonnes vieilles méthodes des entremetteuses d’autrefois. Mais maintenant, l’affaire devient un repérage hautement ciblé et technique. Avec coaching amoureux et méthodologie romantique, d’anciens chasseurs de têtes ou d’ex-financiers mettent leur expertise au service des esseulés. Un mélange de raisonnement mathématique et d’intuition. Les clients sont nombreux, et les Américains rachètent le concept garanti made in France.

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« JOURNÉE TYPE » D’UN CHASSEUR DE TETE DE l’AMOUR

Grâce à une amie, Fabiano Minciotti a pu être invité à une soirée de célibataires chez Castel, le temple des nuits parisiennes, de 20 heures à minuit et plus si affinités. Il préfère arriver tôt. Dans la pénombre, les couples ne se sont pas encore formés. Le regard perçant, l’instinct affûté, il repère sa cible. La voilà, en bordure de la piste de danse : un homme distingué, la cinquantaine, anglais d’origine. Fabiano l’approche façon business : « Bonsoir, je suis un ancien chasseur de tête reconverti en chasseur de cœurs. Vous êtes libre ? Vous cherchez une relation durable ? Venez donc à mon cabinet, dans ma base de données, il y a certaines femmes qui pourraient vous correspondre ! » Fabiano développe un laïus bien rodé. Une technique dite « proactive » pour éliminer toute ambiguïté : il ne chasse pas pour lui mais pour ses clientes esseulées qui peinent à trouver l’âme sœur.

Pendant la soirée, il va donner sa carte de visite à sept hommes intéressés par ce métier novateur : le chasseur de tête amoureuse. Le lendemain, ce sera au tour de sa collaboratrice de se rendre dans une exposition de peinture et d’aborder les femmes. « On se répartit les rôles. Notre démarche serait moins crédible si nous chassions chacun le sexe opposé ! »

LES DEMARCHES D’UN CHASSEUR DE TETE DE L’AMOUR

Leur credo : il est possible de gérer avec la même attention et le même sérieux sa vie sentimentale et sa vie professionnelle. Les clients affluent, par le bouche-à-oreille. Mais la chasse sur le terrain est en train de porter ses fruits. Le bel Anglais s’est inscrit après leur rencontre chez Castel.

Le plus important pour cet ancien chasseur de tête : d’abord connaître les endroits qui attirent ses clients. « On rencontre souvent les personnes que l’on aime dans des lieux que l’on aime », affirme Fabiano. Puis se substituer à eux, une fois sur place, pour aborder un profil préalablement décrit. Avant d’effectuer son travail de chasseur de tête amoureuse  (1 090 euros pour quatre rencontres garanties), Fabiano propose un entretien gratuit. S’ensuivent souvent un bilan ou un coaching amoureux. « Le coaching intègre une évaluation individuelle d’après la théorie des types de personnalités de Carl Jung, le MBTI (Myers – Briggs Type Indicator) ».

Denses, pointus, élaborés, ces tests sont bien éloignés de la légèreté des petites annonces des agences matrimoniales. Aujourd’hui, l’expertise touche des domaines insoupçonnés, dont celui des émotions, autant dire le non-quantifiable.

Vouloir contrôler l’incontrôlable, un paradoxe ? Il faut croire que non. Le love coaching fonctionne. Comme pour un entretien d’embauche, le chasseur de tête amoureuse aide à mieux préparer mentalement une personne à la rencontre idéale.

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QUAND ON SUIT CETTE MÉTHODOLOGIE, DANS LES SIX MOIS, ON TROUVE L’AMOUR»

Le décryptage des échecs et des faux pas est d’ordre psychologique et suit une grille d’analyse précise.

Florence Escaravage, 42 ans, a été l’une des premières à monter une agence et un site spécialisés dans le coaching amoureux : Love Intelligence. En 2005, elle a créé une certification pour professionnaliser ce métier difficile. Cette experte a même mis au point des exercices pour lever les cinq freins qui nous empêchent de trouver l’amour, à faire à la maison. « L’amour, c’est pour se faire du bien. Et séduire, c’est être soi en plus fort !

L’essentiel est de travailler sur sa vie sentimentale en la rationalisant. Si elle ne réussit pas, dans 90 % des cas, c’est parce que la personne ne se pose pas les bonnes questions. Quand on suit bien ma méthodologie, dans les six mois, on trouve l’amour », s’emballe-t-elle. Bien mieux que les sites Internet, peu confidentiels, qui rameutent 70 % d’hommes pour une histoire d’un soir… Trop frustrants pour les femmes qui préfèrent venir chez Florence, pour 60 % d’entre elles.

La plupart ont la quarantaine ou plus. « C’est le moment où elles prennent conscience que le problème de leur célibat vient peut-être d’elles. » Florence note que, bien souvent, ces personnes tombent amoureuses quand elles ressentent fortement la solitude. « Après une période difficile, à leur insu, elles vont avoir envie de faire une place à quelqu’un ; elles vont être plus réceptives, ce qui va leur permettre de se laisser surprendre par l’amour. Il faut avoir besoin de l’autre pour l’aimer. »

Florence vend ses cinq livrets sur son site Internet « methode-florence.fr » et les a fait traduire en anglais « car les Américains sont intéressés par la “french touch” de ma méthode pour réussir une belle histoire », confie-t-elle fièrement. Elle est consciente néanmoins qu’aux Etats-Unis, il s’agit plus d’un business que d’un accompagnement personnalisé. C’est d’ailleurs une entreprise de « matchmaking », littéralement de « rapprochement concomitant », qui a acheté sa méthodologie. Un concept performant et efficace apprécié du très pragmatique monde anglo-saxon depuis une vingtaine d’années déjà. Une culture du résultat, même sentimental, qui arrive en France.

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Dans les somptueux salons de l’hôtel Meurice à Paris, Inga Verbeek reçoit ses futurs clients en buvant un thé parfumé. Cette blonde sculpturale de 34 ans, financière de formation, est d’un naturel désarmant. Difficile d’imaginer que cette fille d’industriel d’Anvers est en charge du développement, en Europe, de l’agence de « matchmaking » Berkeley International, qui a ouvert à Londres il y a treize ans. Pourtant, son fichier compte déjà 3 000 clients répartis entre Milan, Genève, Bruxelles, Amsterdam, Copenhague… Ne manquait que la plus romantique des villes pour son implantation, en novembre dernier. A Paris, très vite, Inga connaît une belle victoire : un coup de foudre entre un avocat anglais, divorcé avec deux enfants, et une photographe italienne, également divorcée depuis six ans et mère d’une petite fille. « Ils m’ont appelée le lendemain du rendez-vous pour me dire : “I am in love !” En fait, j’ai senti que le deuil de leur précédente relation était fait. C’est juste de l’intuition. Cet homme m’a dit danser tous les matins. Elle aussi m’a semblé très positive. Ils ont la même approche de la vie. Pour nous, quand ça marche, c’est merveilleux. Pendant deux ans, nous allons rester en contact pour savoir comment le lien se développe. Parfois, cet accompagnement peut aussi les rassurer. »

LE CHASSEUR DE TÊTE AMOUREUSE EST UN METIER SCIENTIFIQUE !

Cette prestation, basée sur la discrétion, a un coût : entre 10 000 et 50 000 euros par an. Avec 75 % de réussite au bout de neuf mois après huit rencontres garanties. Une relation amoureuse sûrement facilitée par des fondamentaux communs : un même niveau social, une éducation, une culture et des études semblables. Une mobilité dans le travail qui les amène à s’internationaliser. Et donc à s’ouvrir naturellement à l’autre. « Tous nos clients évoluent dans le même environnement. Entre eux, il y a une synergie. Notre approche est élitiste et c’est ce qui plaît. La plupart ne vont pas sur des sites de rencontres car ils ne veulent pas s’exposer. Nous agissons comme un filtre pour des avocats, des médecins, des entrepreneurs, des banquiers, des ­financiers, des artistes connus qui n’arrivent pas à trouver l’âme sœur et qui confient : “On aimerait rencontrer quelqu’un qui est intéressé par nous, pas par ce qu’on représente.”

Comme sur un site Internet, les hommes affichent leurs critères, souvent des clichés : ils veulent une femme jeune, belle, mince et autonome financièrement. Cependant, ce sont les femmes les plus difficiles à contenter. Elles ont en tête une “shopping list”. Mais, dès qu’elles rencontrent une personne, elles sortent de leur calcul mental », sourit Inga. Ici, comme chez Alexander Bale, les gens en quête d’amour doivent remplir un questionnaire. « Nous faisons une enquête poussée sur eux. On leur demande tous leurs papiers. C’est très sécurisé. On veut connaître leur passé, leurs goûts et leurs ­valeurs. Il faut qu’ils soient sains de corps et d’esprit. L’entretien dure trois heures et ils remplissent quatre grilles. Avec nous, les gens se livrent plus qu’avec un ami. Et c’est parce qu’ils sont sincères que ça marche aussi. On réfléchit pour eux. On est une courroie de transmission. »

Le « matchmaking » repose donc sur la même idée qu’une agence matrimoniale. « Mais on est plus que ça, précise Inga. Nous fonctionnons comme un club privé. Les gens sont mis en présence, et la relation débouche, au choix, sur de l’amour, de l’amitié ou du business. On ne peut pas garantir de trouver l’amour. Mais on peut faire se rencontrer des personnes intéressantes qui ouvrent sur le monde. Au début, les gens ne veulent pas raconter leur démarche car c’est un peu honteux d’avoir besoin d’un intermédiaire pour trouver l’amour. Après, quand ils ont rencontré des gens sympas, ils en parlent volontiers autour d’eux. Et les femmes apprécient de faire partie d’un club mixte… Chez nous, personne n’est jamais déçu ! » Finalement, toute équation, même amoureuse, a sa solution.

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