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Sur Instagram, finis les selfies aseptisés, les minauderies et les plastiques parfaites, place au trash, au bling-bling des années 2000 et à la féminité décomplexée : le bureau de style Martine Leherpeur dévoile les trois tendances montantes de la plateforme.

Le bureau de style Martine Leherpeur a fouillé les tréfonds d’Instagram et dévoile ses « Instatrends » de 2018. Et autant dire que la beauté telle qu’on croyait la connaitre sur la plateforme est mise à mal.

Les mignonneries ? C’est fini.

Place aux imperfections, à la spontanéité, aux femmes (les vraies) et à leurs règles, aux baskets de Steve Jobs (vous allez comprendre), aux cheveux gras et au bling-bling des années 2000. Parfois trash, parfois drôles, souvent outrancières, voici les trois tendances montantes de la plateforme.

1) WOMAN BODY POSITIVE : DÉSACRALISER LE CORPS FÉMININ, QUITTE À CHOQUER

« Imperfections assumées, éloge de la singularité, représentation accrue de la diversité… », nous l’avions déjà compris avec la conférence « Exploser les canons du beau » organisée par M Publicité en février dernier. Sur Instagram, même combat : le corps féminin se dénude, se désacralise et rend à nos défauts leurs lettres de noblesse. Selon Martine Leherpeur, l’actrice aux formes généreuses Lena Dunham, la mannequin et activiste Adwoa Aboah ainsi que Céleste Barber y sont pour quelque chose. Elles ont des looks et des gueules atypiques et n’hésitent pas à l’assumer depuis le début. Aujourd’hui, cette revendication infuse les codes de la plateforme de façon beaucoup plus stylisée, la célébration du corps tel qu’il est devient un combat esthétique, une lutte presque poétique. On passe du monologue à la célébration métaphorique du vagin, en témoignent la reprise censurée de George Brassens (« Les Passantes») par Charlotte Abramow ou le dernier clip « Pynk » de la chanteuse Janelle Monae, réalisé par Emma Westenberg.

Janelle Monáe – PYNK [Official Video]

Sur Instagram, la sexualité, les seins et les règles se montrent de façon décomplexée, les images sont crues, sans filtres. Pour éviter la censure des réseaux, on redouble d’humour et d’inventivité. Sur le compte Instagram @pointdevulve, on cultive le kitsch et on a l’esprit mal placé : une poche de jean, un coquillage, une pêche ou un chewing-gum mâché viennent symboliser l’organe sexuel dans son plus simple appareil. La couleur rose, elle-même, se réinvente et se fait la garante d’un nouveau féminisme, plus frontal et insolent.@lachattedefrancoise, marque de vêtement « statement » née de ce mouvement, prône le trash et surfe sur la tendance : le naturel, c’est provoc’, c’est cool et donc : c’est sexy.

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Les comptes à suivre : @lachattedefrancoise / @petracollins / @pointdevulve / @charlotteabramow

2) « UGLY IS THE NEW CHIC »… OU POURQUOI ÊTRE ANTI-FASHION, C’EST FASHION

Le comble du style consiste à porter « la basket de Steve Jobs, celle de papa, celle qu’on achète à Décathlon »

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Éternelle contradiction de « ces millennials qui viennent chahuter le beau », la tendance « Getty Fashion » repérée par Martine Leherpeur (en référence aux photos lisses et standardisés de la plateforme d’images), dessine le portrait d’une jeunesse qui remet en question le système (standardisation des usages, ultra-consommation…) au profit d’univers créatifs plus « underground ». Chez les jeunes créateurs @afterhomework, faire porter à un mannequin un maillot de foot sponsorisé « Emirates » ou un t-shirt estampillé d’une photo de banque d’image n’a rien d’incongru, c’est justement fashion parce que c’est kitsch. Ici, l’appellation « normcore » prend tout son sens. Derrière le je-m’en-foutisme apparent de la tendance, on passe maître dans l’art de brouiller les codes, en témoigne le style « déstructuré-maîtrisé » de la chanteuse montante Bill Eilish.

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Sur Instagram, les comptes @siduation et @ecce____homo se font même les instruments de curation de la tendance. Côté marques, la e-boutique de prêt-à-porter @ratherbedeadthancool propose des produits simplissimes mais plait pour son feed Instagram crade, cheap et vulgaire. En fait, la maîtrise de ce qui est considéré comme « laid » est centrale et c’est à celui qui sera le plus créatif ! Plus loin, on tombe sur @realfoot, un compte recensant des paires de sneakers démodées ou ultra-futuristes. Ici, les équipes de Martine Leherpeur nous expliquent que le comble du style consiste à porter « la basket de Steve Jobs, celle de papa, celle qu’on achète à Décathlon ». L’aspect rétro et vintage y est alors essentiel : on recycle ce que l’on connait, à commencer par le fond de placard de ses parents !


Les comptes à suivre : @afterhomework, @blondeymccoy, @ecce____homo, @siduation, @ratherbedeadthancool, @realfoot

3) PORNOCHIC, PROVOC’ ET BLING-BLING : ODE AUX ANNÉES 2000

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Rappelez-vous, c’était l’époque de Paris Hilton et de Britney Spears. Aujourd’hui considérées comme les divas du bling, elles étaient tombées en désuétude. Mais sur Instagram, une communauté d’utilisateurs (@thesassygirlsquad, @princessnokia…) s’attèle pourtant à raviver leurs années de gloire.

Nombrils à l’air, strass, paillettes, semelles ultra compensées et logos de marque XXL s’affichent au nom de la provoc’ et de la nostalgie de la décennie passée. On assiste alors à un genre de « revival » dans lequel la télé-réalité semble avoir joué un rôle de poids. Alors que le styliste français @jacquemus rend hommage à Laure de Lattre sur son compte Instagram, une ancienne participante de Loft Story, l’artiste suisse Andy Picci célèbre de son côté la grâce de Nabilla (Les Anges de la téléréalité) au sein d’une exposition à Paris en allant jusqu’à prêter ses traits à La Joconde. La muse devient populaire. Les cagoles ? In. Actrice et mannequins, Out.

Côté musique, et particulièrement sur la scène rap et hip-hop, les artiste @iamcardibet @iamddb ne lésinent pas non plus sur le bling-bling et l’attitude. Elles posent lascivement sur des voitures hors de prix et poussent à fond la caricature de la diva des années 2000, majeur levé en toutes circonstances.

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Les comptes à suivre : @iamcardib, @princessenokia, @iamddb, @thesassygirlsqua

Source : L’ADN