À l’approche de l’été, de nombreuses entreprises hésitent à lancer leurs recrutements.
Les équipes commencent à organiser leurs congés, les agendas deviennent plus difficiles à coordonner et certains décideurs préfèrent reporter le lancement du processus à la rentrée.
Cette prudence peut sembler logique. Elle conduit pourtant parfois à perdre plusieurs mois.
Lorsqu’un recrutement est important pour les projets de l’automne, attendre septembre pour commencer à y réfléchir peut repousser l’arrivée effective du futur collaborateur à la fin de l’année, voire au début de l’année suivante.
Recruter avant l’été ne signifie pas nécessairement tout finaliser avant les congés. Il s’agit surtout d’anticiper suffisamment pour sécuriser le besoin, engager les premières démarches et éviter de repartir de zéro à la rentrée.
Repartir du calendrier réel d’un recrutement
Un recrutement ne se limite pas à la publication d’une annonce et à quelques entretiens.
Avant même d’approcher les candidats, plusieurs étapes sont nécessaires :
- Clarifier le besoin
- Définir les responsabilités du poste
- Identifier les compétences indispensables
- Déterminer le niveau d’expérience recherché
- Aligner les différentes parties prenantes
- Valider la rémunération
- Construire le discours d’approche
- Engager le sourcing et les premiers échanges
Lorsque le poste est stratégique ou que les profils recherchés sont rares, cette phase peut prendre plusieurs semaines.
Il faut ensuite tenir compte du calendrier des candidats. Les meilleurs profils sont souvent déjà en poste et doivent respecter une période de préavis. Même lorsqu’un accord intervient à la rentrée, leur arrivée peut ne pas être possible avant plusieurs mois.
C’est pourquoi un besoin identifié au printemps ne doit pas nécessairement attendre septembre pour être traité.
Juin ET JUILLET peuVENT être DES périodeS propiceS
Contrairement à certaines idées reçues, les candidats ne cessent pas de réfléchir à leur avenir professionnel à l’approche de l’été.
Cette période peut même favoriser la prise de recul. Avant les congés, certains professionnels s’interrogent sur leur situation, leurs perspectives d’évolution ou leurs envies pour la rentrée.
Ils peuvent être plus disponibles pour un premier échange exploratoire, à condition que l’approche soit personnalisée et que le projet présenté soit suffisamment clair.
Lancer une mission en juin permet donc de :
- Commencer à cartographier le marché
- Identifier les profils les plus pertinents
- Engager les premiers échanges
- Mesurer l’attractivité du poste
- Ajuster le besoin si nécessaire
- Organiser certains entretiens avant l’été
- Préparer une reprise rapide du processus fin août ou début septembre.
Cette avance peut faire une réelle différence sur un marché où plusieurs employeurs recherchent souvent les mêmes compétences.
Ne pas confondre urgence et précipitation
Anticiper un recrutement ne signifie pas accélérer artificiellement toutes les étapes.
L’objectif n’est pas de finaliser une embauche à tout prix avant les vacances. Un recrutement mené trop rapidement peut conduire à des compromis mal maîtrisés, à un mauvais alignement ou à une intégration insuffisamment préparée.
La période précédant l’été peut au contraire être mise à profit pour améliorer la qualité du cadrage.
Plusieurs questions méritent d’être traitées avant de lancer la recherche :
- Pourquoi ce poste est-il créé ou remplacé ?
- Quels résultats sont attendus après six mois ou un an ?
- Quelles responsabilités relèvent réellement de la fonction ?
- Quels critères sont indispensables et lesquels peuvent être développés ?
- Quelle place le poste occupera-t-il dans l’organisation ?
- Quel environnement managérial sera proposé ?
- Pourquoi un candidat pertinent aurait-il intérêt à rejoindre l’entreprise ?
Un besoin insuffisamment clarifié reste difficile à pourvoir, quelle que soit la période de l’année.
Attendre septembre peut aussi être pertinent
Toutes les situations ne justifient pas un lancement immédiat.
Il peut être préférable de reporter le recrutement lorsque l’organisation elle-même est en cours de réflexion, que le périmètre du poste n’est pas stabilisé ou que plusieurs décisions structurantes restent à prendre.
Recruter trop tôt dans une organisation qui va profondément évoluer peut conduire à proposer un poste dont les responsabilités seront rapidement modifiées.
Dans ce cas, l’été peut être utilisé pour mener un travail préparatoire :
- Analyser la répartition des missions
- Clarifier les priorités
- Identifier les compétences déjà présentes
- Déterminer les évolutions possibles en interne
- Définir l’organisation cible
- Sécuriser le futur périmètre.
Le recrutement pourra alors être lancé à la rentrée sur des bases plus solides.
Les questions à se poser avant de décider
Pour savoir s’il est préférable de lancer le recrutement avant l’été ou d’attendre septembre, quatre critères peuvent être examinés.
Le besoin est-il clairement défini ?
Lorsque les missions, le rattachement et les objectifs sont stabilisés, le processus peut généralement commencer.
Le poste est-il déterminant pour les projets de la rentrée ?
Plus son absence risque de ralentir les priorités de l’automne, plus l’anticipation est utile.
Le marché est-il particulièrement tendu ?
Certains profils nécessitent une approche directe et un travail de recherche approfondi. Commencer tôt permet d’élargir les possibilités.
Les décideurs seront-ils suffisamment disponibles ?
Il n’est pas indispensable que tous les entretiens aient lieu avant l’été, mais le processus doit pouvoir avancer sans rester totalement bloqué pendant plusieurs semaines.
Préparer également l’intégration
L’anticipation ne concerne pas uniquement la recherche du candidat.
Elle permet aussi de préparer son arrivée : objectifs des premières semaines, rencontres à organiser, informations à transmettre, articulation avec les autres membres de l’équipe et rôle du manager dans l’intégration.
Cette préparation est particulièrement importante lorsque le recrutement intervient dans un contexte de transformation ou de réorganisation.
Un candidat ne rejoint jamais uniquement une fiche de poste. Il rejoint un environnement, une équipe, un manager et un projet collectif.
Ne pas perdre la rentrée
Attendre septembre peut donner l’impression de gagner du temps à court terme. Mais cela peut aussi conduire à perdre une grande partie du dernier trimestre.
Lorsque le besoin est clair, lancer le recrutement avant l’été permet d’anticiper sans précipiter, de mieux comprendre le marché et d’engager les candidats au bon moment.
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Notre connaissance de ces métiers nous permet d’aller au-delà d’une simple correspondance entre un CV et une fiche de poste. Nous cherchons à comprendre la réalité de l’organisation, les résultats attendus et les conditions qui permettront au futur collaborateur de réussir.
Vous prévoyez un recrutement pour la rentrée ? Juin et juillet sont les bons moments pour commencer à le préparer.
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